Cette vidéo présente un exemple de parcours de prise en charge pluridisciplinaire d'une patiente en situation d'obésité. Il s'agit d'une illustration, qui ne constitue pas un parcours type : la prise en charge de l'obésité est individualisée et doit être encadrée par des professionnels de santé, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Portrait de Marion

Obésité : Journal d'une vie

Le parcours de Marion

À travers ce témoignage sur l'obésité, Marion livre le récit sincère et profond de son parcours de vie.

De la prise de poids à la réappropriation de son corps, elle raconte les régimes à répétition, le soulagement du diagnostic. Le fruit d'une rencontre avec un médecin qui lui fait découvrir sa maladie, l'obésité, comme une réalité médicale, loin des idées reçues.

En plusieurs épisodes, ce journal intime explore le combat contre la perte de poids, l'importance d'un accompagnement médical, et le chemin vers l'acceptation. Un récit pour comprendre, se reconnaître et, peut-être, commencer à envisager une autre façon de vivre avec l'obésité.

Une maladie

De la prise de conscience au diagnostic médical

0:01 Je m'appelle Marion, j'ai 39 ans, je suis infirmière et j'ai des problèmes de poids depuis l'âge de 20 ans. J'étais une petite fille plutôt joyeuse, de bonne humeur, très active. Mon papa a toujours un carnet pour moi, la force et la droiture. J'étais très proche de lui et voilà, je perds mon père à 18 ans, c'est un gros traumatisme déjà de perdre son père et en plus c'était à la maison, donc voilà.
0:29 J'ai beaucoup de souvenirs de ce soir-là. Voilà, c'est là que j'ai commencé à manger plus, à manger plus gras. C'était vraiment un réconfort. J'étais en couple avec un conjoint et que je suis rapidement partie habiter avec lui parce que je ne supportais plus de vivre là où mon père était décédé.
0:53 Je rentrais vers 19h10, 09h30 et sa première fois c'était qu'est ce qu'on mange ? C'est là que j'ai commencé à prendre de mauvaises habitudes alimentaires parce que bah moi j'avais pas le courage de faire encore à manger. En plus de ma journée d'étude, j'ai pris presque 40 kilos en 4 5 ans. À l'époque j'avais pas de miroir parce que je voulais pas me voir. C'était une manière finalement de d'être dans le déni de ce qui se passait.
1:23 On a fait des photos avec mes camarades de promo et c'est vrai quand je les ai vus euh je me suis pas reconnue en fait ça fait partie des photos qui ont provoqué un électrochoc. Bah quand on se voit comme ça et je me suis dit là c'est c'est pas possible.
1:45 Après la séparation, ma vie change totalement puisque je m'achète un appartement, je m'achète une voiture décapotable, je sors beaucoup plus, je mets des jupes courtes, je reviens un petit peu, je finis par rencontrer quelqu'un et on se Marie. Quelques mois plus tard, je fais des régimes. J'ai dû perdre maximum 10, 15 kilos et puis après, je reprenais 20205.
2:14 Enfin je pense que j'ai à peu près tout testé pour le moral, c'est compliqué. Et puis on a l'impression que finalement on est dans un cercle vicieux et qu'on en sortira jamais. Même si à cette époque là pour moi je vois pas ça comme une pathologie. Alors ma rencontre avec le docteur Epin a été euh, ça a été une surprise. Ma première réaction ça a été, euh bah il est sympa, il est bien gentil mais j'ai déjà tout essayé et c'est pas lui qui va changer les choses.
2:46 Sur le plan respiratoire, il y a pas de problème, il n'y a pas de difficulté. Non, la première chose qui m'a marqué et que je retiens, c'est qu'effectivement il me dit que c'est pas de ma faute. Et je pense que même si au fond de nous, d'un côté on le sait, personne nous le dit, jamais en fait. Et de se l'entendre dire par un médecin, ça fait du bien. L'obésité, c'est une maladie qui est biologique, psychologique, sociale. Dans votre situation, on va déjà essayer de faire le bilan pour comprendre.
3:16 À quel point il YA1 retentissement de cette maladie sur vous, il YA1 retentissement physique ? Bah oui, je suis dans mes mouvements, je suis vite essoufflée là mes enfants ils sont en bas âge, j'ai un peu de mal à les suivre de temps en temps. Vous avez le sentiment que vous vous limitez dans certaines activités ? Oui, tout ce qui est sortie sportive ou tout ça, j'y vais pas du tout parce que je j'ai peur d'être à la traîne, j'ai peur d'être trop en marche par rapport aux autres, le rapport aux autres et dans la sphère amoureuse, vous avez l'impression que ça vous gêne votre poids ? Ah bah oui.
3:44 Enfin pour moi là, depuis que j'ai divorcé, si je suis célibataire c'est juste parce que je suis grosse et que je ne peux plaire à personne forcément. Et si je vous disais que dans quelques mois, sans forcément avoir trop changé le poids, vous seriez capable de faire de l'activité physique et de bouger ? Est ce que vous y croyez ? J'ai un peu de mal à y croire mais en tout cas je vais essayer de faire tout ce qu'il faut pour. C'est à ce moment-là que je comprends qu'en fait l'obésité c'est une pathologie comme une autre et qu'elle doit être traitée en tant que telle.
4:12 C'est une maladie.

Épisode 1

À ses 18 ans, Marion perd brutalement son père. Le chagrin s’installe et avec lui une accumulation de kilos progressive. La nourriture devient un refuge silencieux, un rempart discret contre la douleur. Les années passent, rythmées par les régimes, les espoirs de contrôle et les reprises de poids plus importantes encore et encore.

Un cycle éprouvant, nourri par la culpabilité et le sentiment d’échec. Le basculement viendra d’une photographie. Marion ne se reconnaît plus. Cette image agit alors comme une prise de conscience : quelque chose a changé, profondément. Pourtant, elle continue de croire que tout dépend de sa seule volonté. Elle ignore que son combat porte un nom : l’obésité. La rencontre avec un spécialiste vient l'aider à comprendre son parcours.

Pour la première fois, on lui explique que l’obésité est une maladie chronique, aux dimensions biologiques, psychologiques et sociales. Le diagnostic médical, fondé sur un bilan global et l’évaluation des retentissements physiques et psychologiques, transforme son regard. Marion comprend alors que son histoire n’est pas celle d’une faiblesse, mais celle d’une maladie à reconnaître et à prendre en charge de manière appropriée..


Un combat

Un travail d’équipe

0:00 L'obésité c'est une pathologie. Euh comme une autre, il faut la traiter pour que pour qu'elle s'en aille elle va pas, ça va pas disparaître par magie. Ce que le docteur Epin m'a proposé, c'est une prise en charge par lui pour le suivi par une psychologue, une diététicienne et une reprise d'activité sportive. J'ai bien compris qu'il fallait une prise en charge globale et pas juste faire attention à l'alimentation, sinon il y aurait plus d'obèses en France.
0:50 Je vais dans un centre de sport spécialisé dans l'obésité, c'est encadré par des coachs, ça permet vraiment de faire des progrès rapidement. 1:00 J'essaye de vraiment investir mes séances de sport, prendre des poids plus lourds ou descendre plus bas dans les exercices. Me dépasser un petit peu à chaque fois que cette heure de sport soit vraiment bénéfique, ça y est 12 12 dans 3 secondes. Moi, je me sens très bien après une séance de sport. Des fois, c'est un peu dur d'y aller, mais quand on ressort, on est content, on est fier de soi et ça se passe souvent.
1:30 Le premier vrai régime que j'ai fait c'était un régime hyper protéiné, donc vraiment à l'ancienne avec des sachets. Euh voilà pour le matin, le 12h00 le soir. Euh c'était de la poudre en fait, on faisait des espèces de shakers avec et puis euh et puis voilà ça servait de repas. Maintenant je me rends compte que c'est normal de pas réussir à tenir un régime comme ça, mais euh sur le moment on est, on est déçu de soi.
1:59 C'est mes enfants qui m'aident vraiment à tenir. J'essaye de leur faire des repas. Euh le plus sain possible, euh avec des produits frais. Euh. Puis je les fais cuisiner avec moi pour qu'ils apprennent aussi que Euh Ben il faut cuisiner parce que moi finalement on m'a jamais euh. Vraiment appris à cuisiner.
2:22 Au niveau du suivi Psy, il y a eu beaucoup de gros chantiers à aborder. Euh le décès de mon père qui n'était pas complètement euh, clos dans ma tête, mon ancienne relation qui a été, euh, très difficile. Et puis mon manque de confiance en moi qui qui n'aide pas dans tout ça. En presque 2 ans, euh. Grâce à ce programme, j'ai perdu 20 kilos.
2:55 Et ensuite j'ai stagné pendant presque un an, alors j'ai stagné. Un poids à 2 chiffres juste en dessous de 100 mais. Mais c'était quand même déjà un poids à 2 chiffres. Je pense qu'il y avait une forme de peur de maigrir parce que finalement le surpoids c'est aussi une identité.
3:23 J'avais peut être peur de perdre cette identité. Bah elle est en surpoids. Bah voilà on reconnaît et de me dire que sinon on me reconnaîtrait pas. C'est une carapace finalement. Euh, on a l'impression que ça nous protège les autres, ça les tient à distance.

Épisode 2

Après la prise de conscience vient le temps du combat. Autour de Marion, une équipe se constitue — médecin, psychologue, diététicien, coach sportif — pour rompre enfin avec le cycle des régimes : cet enchaînement d'espoirs, de reprises de poids, de culpabilité et de déception.

Cette fois, l'approche est différente. Le sport encadré devient un défi personnel, parfois difficile, mais porteur de fierté. Avec sa diététicienne, Marion entreprend un travail de fond : non plus des restrictions imposées, mais un rééquilibrage alimentaire construit ensemble, à son rythme, en tenant compte de son histoire. Le suivi psychologique ouvre d'autres chantiers : le deuil inachevé, les blessures passées, le manque de confiance en soi. Une prise en charge globale, au plus près de ce qu'elle est vraiment.


Un combat

La persévérance comme chemin

0:00 J'ai toujours beaucoup plus pris soin des autres que de moi. Je suis moins importante que les autres pour moi les autres c'est mon métier, mon métier d'infirmière pour moi c'est c'est tout. Et en plus là maintenant je travaille en ehpad, j'ai vraiment le sentiment euh bah d'aider mais le fait de prendre soin des autres c'est fatiguant donc euh je prends plus le temps après pour prendre soin de moi.
0:34 Après une journée de 12h00 de travail, j'ai qu'une envie en général, c'est d'aller me coucher parce que je suis fatiguée autant physiquement que mentalement. Dans ces moments, j'ai qu'une envie c'est de manger. Euh vite, de manger quelque chose de réconfortant. Merci, merci, bonne soirée, au revoir. Je me prends au général des Fast Foods et je rentre manger à la maison.
1:04 Ça s'accompagne d'un sentiment de culpabilité très fort. Je me dis déjà, Ben voilà, c'est pour ça que tu perds pas de poids, tu peux pas te retenir. Enfin voilà, ça me fait baisser un petit peu dans dans l'estime que j'ai de moi même.
1:26 C'est vraiment grâce à diététiciennes que j'ai compris que c'était un trouble du comportement alimentaire dans la mesure où c'est un automatisme et qu'en plus je me sens coupable. C'est un trouble du comportement alimentaire. Ces aliments, bons ou mauvais, ils n'existent pas. Ce qui les rend mauvais c'est la surconsommation ou c'est le fait d'avoir une relation avec eux qui n'est plus saine et sereine puisque finalement votre alimentation par ailleurs elle est hyper correcte.
1:53 Vous seriez d'accord pour qu'on fasse un petit exercice ensemble ? Ouais Ouais, Ouais, ça ça peut être intéressant. Ben je vous propose de vous installer à bien confortablement dans le fauteuil si vous voulez, vous pouvez fermer les yeux et de focaliser l'attention sur la respiration, l'air qui entre et l'air qui sort des narines, les poumons qui se gonflent et se dégonflent.
2:22 Voilà, c'est la partie de l'exercice où on recentre, on recentre l'attention et choisir ce que nous allons faire. Et puis tranquillement, vous pouvez revenir en rouvrant les yeux à la consultation. Donc ça, c'est un espace qu'on peut prendre au retour du travail et au fur et à mesure du repas.
2:50 Ça fait partie de la rééducation du comportement alimentaire. Là, l'enjeu ce serait de remettre en conscience pour pouvoir prendre des décisions éclairées. Quoi pour devenir actrice de votre alimentation comme a dit la diététicienne. Du coup les recommandations alimentaires, effectivement j'en ai pas besoin. C'est vraiment sur le plan des émotions qu'elle m'a fait travailler. Il y a pas d'interdit, c'est juste qu'il faut y aller avec parcimonie.
3:18 Et surtout ne pas se sentir coupable. Je pense que c'est sous comportement alimentaire qui a entraîné la stagnation, autant de sport, la même alimentation et d'un coup ça s'arrête net.
3:36 Est ce qu'on peut dire que vous êtes fatigué ? Un petit peu de tous les efforts qu'on a mis en place entre l'alimentation, activité physique, tout le travail psychologique que vous faites et de voir que ça bouge pas, c'est un petit peu ça qui bloque. Bah ouais là c'est vrai que je suis un peu à un point où je me dis mais j'ai mis tout ça en place alors OK, j'ai perdu 15 kilos, c'est super.
3:54 Mais là ça ça marche plus et c'est vrai que là je commence à être un petit peu. Voilà limite voilà de de continuer parce que Ben voilà, j'en ai un peu marre de me dire Bah je fais tous ces efforts et puis finalement là y a plus de résultats, on va essayer de voir ce qu'on peut faire. En tout cas les changements vous les avez mis en place. Les modifications du mode de vie c'est très compliqué et félicitations pour ça et je vais réfléchir à ce que je peux vous proposer.
4:19 Un jour, j'ai vu docteur Epin, comme d'habitude, il me demande si ça va. Je lui dis que non, que ça va pas, que malgré tous les efforts que je fais que j'ai fournis, je stagne misérablement depuis des mois. Alors lui trouve ça bien parce que je n'ai pas craqué. Je n'ai pas repris le poids perdu et j'ai continué mes efforts, mais je lui ai dit que c'était c'était pas suffisant. On a évoqué ensemble un traitement. J'ai longuement réfléchi.
4:48 Et j'ai accepté.

Épisode 3

Marion mesure enfin le prix de la persévérance. Infirmière engagée, habituée à prendre soin des autres avant elle-même, elle réalise combien ce dévouement a longtemps freiné sa propre reprise de contrôle. Après des journées éprouvantes, la fatigue la pousse vers des repas rapides, suivis d'une culpabilité tenace.

Grâce au suivi de l'obésité mis en place, un nouveau travail s'amorce. La diététicienne l'aide à comprendre ses troubles du comportement alimentaire et à déconstruire la notion d'aliments "interdits". Par des exercices de respiration et de pleine conscience, elle apprend à redevenir actrice de ses choix. L'objectif n'est plus la restriction, mais l'équilibre.

Pourtant, malgré les efforts et une perte de poids significative, la stagnation fragilise sa motivation. Lors des consultations, le suivi médical devient un espace d'écoute et d'ajustement.

Cet accompagnement autour de l'obésité, attentif et bienveillant, rappelle que la persévérance ne signifie pas avancer seule, mais s'appuyer sur une équipe pour continuer, pas à pas.


S'aimer à nouveau

Retrouver l'équilibre

0:00 J'avais une alimentation surtout émotionnelle. Quand j'étais fatiguée, je mangeais gras, quand j'étais triste, je mangeais gras. En caricaturant un peu, je finissais le petit déjeuner, je me demandais déjà ce que j'allais manger à 12h00, quoi, et je finissais le repas de 12h00. Je me demandais ce que j'allais manger au dîner et maintenant j'ai pu. Euh, ce côté-là, la nourriture n'est plus une obsession.
0:49 Je suis passée en dessous des 90 kilos et 1IMC en dessous de 35, donc je peux en obésité morbide mais je suis en obésité simple.
1:01 Et depuis que j'ai passé cette barrière, je m'achète des pantalons une taille plus petite. Euh, je vois que mes hauts sont trop grands. Euh finalement je peux aller faire du shopping n'importe où maintenant ? Euh et pas que sur Internet. Bah oui hein, là il y a une silhouette. Ah ouais Bah ouais ça elle s'est réappropriée son corps. Ah il faut génial non mais c'est très bien quand on voit le résultat.
1:27 Ça fait plaisir mais c'est dur de choisir du coup. Ah Ah maintenant je dis pas que tout me va mais beaucoup de choses me vont et c'est dur de choisir. Merci c'est nous à la prochaine, bonne fin de journée, au revoir. En juillet 2023, on avait commencé à se voir, on avait débuté l'accompagnement global avec diététicien, psychologue, mise en place d'activité physique. En un an, on était passé de 115 kilos à 99,5 kilos, ouais.
1:55 Au bout d'un moment, la perte de poids naturel a été compliquée. Puis vous avez stagné parce que il y a eu la question des troubles du comportement alimentaire qui qui commençait à être identifiable. Ça a créé une grande fatigue. Vous avez travaillé un petit peu le rapport à l'alimentation avec la Diététicienne. Qu'est ce que vous avez identifié maintenant dans les changements ? Bah déjà le sentiment de satiété que j'avais pu, donc ça permet aussi de manger les bonnes quantités.
2:23 Sans sans aucune difficulté en fait, vous êtes à l'écoute et vous ressentez, oui la faim c'est pareil, elle a pas disparu, non donc ça c'est un point plus, elle est beaucoup, elle est légère mais mais je sens quand j'ai faim et si on regarde sur le changement au niveau de la morphologie du corps, vous voyez bien que ça a évolué. Oui il y a eu des pertes de tailles de vêtements, oui c'est satisfaisant là pour le moment. Ah pour le moment c'est très satisfaisant, je suis ravie, vous êtes ravie. Oui, pour le coup il y a quand même besoin de faire baisser le chiffre sur la balance.
2:53 Bah encore un petit peu, j'aimerais bien alors un petit peu. Qu'est ce qui fait qu'on aimerait bien baisser le chiffre sur la balance ? Bah que j'ai encore besoin de je sais pas de rentrer un peu dans les normes. Voilà j'ai besoin de rentrer dans les normes, j'ai pas encore atteint ma victoire. C'est quoi votre victoire ? Bah je sais pas me sentir bien, me sentir bien ou me sentir accepter.
3:22 Peut être un peu des 2, peut être un peu des 2. Là c'est le travail avec votre psychologue, on va peut être lui demander de Ré accès sur ce besoin d'intégration et en même temps ce besoin d'estime de soi. Moi je peux vous le dire, je suis fier du chemin qu'on a fait ensemble. Vous vous pouvez l'être parce que c'est vous qui avez fait tout le boulot. Tout ce que vous avez fait là, c'est parce que vous avez compris beaucoup de choses. Là je mets un petit peu les choses en tension, mais c'est pour que.
4:04 Avant, je m'interdisais, Euh. D'aller à la piscine. Aujourd'hui, je prête plus du tout attention au regard des autres. C'est vraiment un espace retrouvé.
4:20 Je me suis vraiment réapproprié la piscine, c'est agréable, ça me détend. Et puis je suis fière de moi d'avoir fait du sport et de continuer sur le bon chemin. J'ai l'impression d'être en train de retrouver un corps qui me correspond, qui me fait plaisir. Euh que j'aime habiller pour euh qui soit encore mieux et en prendre soin. J'ai vraiment l'impression de reprendre ma vie en main et ça c'est agréable.
4:49 J'ai vécu tellement de moqueries que c'est vrai que maintenant ça passe plus. Je dirais pas que je suis revancharde mais je suis plus combative. J'ai énormément de réflexion par rapport à ma perte de poids toute très positive. Donc bah c'est très agréable. Après voilà dans ma tête pour moi rien n'est acquis.
5:13 Il faut continuer à perdre du poids et après à le stabiliser. Je sais que toute façon ce sera un combat toute ma vie.

Épisode 4

Longtemps prisonnière d'une alimentation émotionnelle, Marion n'envisage plus la nourriture comme une obsession. Elle redécouvre la satiété, apprend à écouter sa faim, à manger sans se juger. Le travail engagé porte ses fruits : le corps change, mais surtout le regard qu'elle pose sur lui.

Passée sous la barre des 90 kilos, elle mesure tout le chemin parcouru. Faire du shopping, retourner à la piscine, choisir ses vêtements avec plaisir : autant de gestes simples qui marquent une nouvelle vie. Vient alors le temps de l'acceptation de soi, d'un corps qu'elle réapprend à aimer et à habiller. Le bien-être et la qualité de vie ne se résument plus au chiffre sur la balance, mais à la sensation d'être en harmonie.

Aux côtés de son équipe soignante, Marion comprend que vivre avec l'obésité nécessite vigilance et continuité. Une confiance retrouvée s'installe. Et même si rien n'est acquis, l'essentiel est là : Marion avance désormais avec elle-même, et non plus contre elle-même.

Le service d’Information Médicale Lilly France répond à vos questions.

icone contact
Notre équipe d’information médicale répond à vos questions en direct. Service disponible par téléphone 24h/24. Chat en ligne disponible du lundi au vendredi, de 9h à 17h (sauf jours fériés).

Top
↑ Top